Extraits de presse,

Critiques d'art. 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Aube, 7 mars 1951.

 

                  Khmeluk montre combien son univers imaginaire demeure identique à lui-même à travers  le temps. Univers nostalgique enveloppé d'un ciel d'orage dont les maisons semblent hantées. Couleurs profondes, comme laquées, où verts acides, rouges assourdis, gris violâtres et noirs dominent. Une peinture de poète. Signé R.D.

 

 

 

 

Défense de L'Occident, avril 1960.

 

                 Khmeluk, ukrainien d'origine, passait dès 1935 pour un des peintres les plus doués de sa génération. Il eut des admirateurs de qualité, à commencer par Vollard.

                 Dessinateur étonnant, coloriste né, cet artiste de caractère un peu fantasque, qui fut aussi un poète et un charmant bohème d'un Montparnasse défunt, se tient depuis longtemps éloigné de toutes les coteries, de toutes les chapelles, voire de toutes les manifestations...

 

 

 

 

Le Figaro, 7 avril 1960.

 

                  Khmeluk appartient à ce groupe d'artistes qui nous ont apporté, (...) un art passionné, tourmenté, quel que soit le sujet traité et qui met la même ardeur, le même lyrisme à représenter un paysage qu'un personnage.

 

                  Le drame est dans l'écriture, dans le coup de pinceaux fougueux qui tord les arbres ou les branches des fleurs et leur donne une intensité où s'incarnent des drames humains. Malgré beaucoup d'expériences dans ce domaine, on reste sensible à ce pathétique  lorsqu'il est  exprimé,  et  c'est  ici  le  cas,  par  des  moyens  très  authentiques  de  peintre  et  un enthousiasme où l'on sent une grande sincérité.

 

 

 

 

Catalogue de la Vente de l'Hôtel Drouot, 15 février 1972.

 

 

               Comme Rembrandt, comme Soutine, Khmeluk peint en pleine pâte, rageusement, magnifiquement. Il a une technique bien à lui. Il aime la matière somptueuse. Il la torture, la triture parfois avec l'envers du pinceau et même avec son pouce. Il en fait sortir des figures, des fleurs, des natures mortes à la fois violentes et sensibles.

René BAROTTE.

 

 

  

          

               Ukrainien d'origine, Vasyl Khmeluk est dit-on "un de ces artistes qui fondèrent dans l'émigration la véritable école russe moderne". On l'a rapproché de Rouault pour ses rapports de tons puissants et pour l'éclat de sa palette.

               Mais il y a plus de tendresse en lui, et jamais avec lui,  le monde extérieur ne prend  cet aspect monstrueux  - génialement caricatural si l'on veut - que lui donne le peintre parisien. On pourrait prononcer plutôt à propos de Khmeluk , le grand nom de Braque.

               Mais il y a plus de diversité chez le peintre ukrainien, et dans son coloris, et dans les formes robustes ou délicates auxquelles il donne la vie.

Charles KUNSTLER.

 

 

 

 

               En inaugurant  la nouvelle année artistique par une exposition de Vasyl Khmeluk , la Galerie Durand-Ruel n'a pas failli à sa tradition.

               Nous avons eu, en effet, l'an passé, lors de son exposition à l'Institut Tessin, l'occasion de  signaler  l'intérêt  et  de  situer  la  place  de Khmeluk dont le lyrisme instinctif a trouvé une forme d'expression personnelle.

              La pâte maniée avec fougue et adresse épouse un fond sensuel mêlé d'une secrète inquiétude qui se révèle en des accords assourdis, en des tons rompus, dans un traitement un peu tourmenté, appliqué cependant avec une rare franchise.

 

Gaston DIEHL.

 

 

 

 

 

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